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Faire le point sur ses compétences est indéniablement un travail conséquent. On ne peut se contenter de se poser la question : « Que sais-je faire ? » et de tenter d’y répondre. Il faut aller en profondeur, méthodiquement. Une aide extérieure est précieuse, tant pour la méthodologie que pour le suivi. La démarche du bilan portfolio de compétences se révèle dès lors bien adaptée.
Mes objectifs à long terme étaient d’avoir une vision globale de mes compétences et une vue précise sur la suite de mon parcours professionnel. La première partie étant globalement atteinte, la seconde demande encore du travail. Pour ce qui est de la vision globale des compétences, la synthèse permet une photo assez éloquente : plus de deux cents compétences listées avec très nettement en tête la communication qui, avec les relations interpersonnelles et la collaboration, place le rapport avec les autres en premier groupe de compétences. C’est cette envie d’aller vers l’autre, de communiquer, de comprendre, d’écouter et d’expliquer qui est présente dans mes premières compétences, mais aussi dans mon envie de mieux explorer ce vaste domaine. Bien là aussi le groupe de compétences : « organisation, planification, contrôle ». C’est intéressant, car ça permet d’aller de l’avant dans tout type de projets ou réalisations. Ce sont les outils nécessaires à toute création. Je retrouve ici quelque chose que je savais être en moi : l’aspect « créateur – communicateur ».
La synthèse des compétences est un peu l’aboutissement de la démarche du bilan portfolio de compétences, même si d’autres aspects comme le récit de vie ou le tableau des expériences de vie amènent aussi une bonne visibilité. Bien que le travail en amont ait été conséquent, on a quand même le sentiment que la synthèse est incomplète, que l’on pourrait toujours et encore rajouter des compétences. A titre d’exemple, je me fais la réflexion que je n’ai pas fait de loupe sur mes activités de père de famille ou de propriétaire d’une maison et que j’ai, par la force des choses de nombreuses compétences dans ces domaines. Ceci, lié au fait qu’il n’est pas forcément évident de faire des loupes sur des événements ayant eu lieu il y a de nombreuses années, me fait penser qu’il faudrait toujours laisser ouverte cette synthèse des compétences et y rajouter au fur et à mesure de nouvelles compétences, afin de le rapprocher avec le temps le plus possible de l’exhaustivité. Cela permettrait aussi un meilleur tableau final. Tout au long de l’exercice, je me suis également rendu compte, qu’il n’était pas facile d’identifier les compétences, de leur donner un nom, de les classifier, et encore moins de définir le niveau de la compétence. Si je sais faire quelque chose, cela ne veut pas forcément dire que je le fais bien. Si je fais un emballage de papier cadeau, je sais le faire, mais sûrement pas aussi bien qu’une vendeuse dans une boutique qui le fait tous les jours. Le classement en « 1-2-3-4 » est une ébauche, mais du fait que presque toutes les compétences sont « en 4 », il faudrait pouvoir encore affiner la classification, et ceci surtout dans le but de définir une éventuelle formation ciblée, qu’elle soit « par soi-même » ou en suivant un cours.
On peut imaginer pour un bilan portfolio de compétences la même chose que pour un test de la personnalité : il y a des périodes différentes avec des tendances différentes. Des fois on est plus penché sur soi-même, d’autres sur les autres. Parfois un loisir prend une grande importance, d’autres fois moins. Le bilan vivant et ouvert pourrait permettre de lister ces évolutions, ces changements et voir ce qu’on quitte, ne serait-ce que temporairement, pour aller vers quoi d’autre. Plus fondamentalement, l’envie de faire un bilan portfolio de compétences révèle une envie. J’ai entrepris seul la démarche de le faire. J’interprète cela comme une envie de m’occuper de moi, une envie d’aller de l’avant, de mieux comprendre, de mieux m’organiser pour la suite. Cette démarche s’inscrit au milieu d’autres actions importantes : tirer un trait sur certains événements du passé, m’affirmer en sachant notamment dire non, croire en moi et en mes compétences, savoir plus précisément ce que je me veux. Toutes ces actions, une fois abouties, me permettront d’attendre le but que je me suis fixé : celui d’une réorientation professionnelle, partielle ou même assez conséquente, pour ne pas dire totale. En guise de conclusion, je dirais que ce bilan met en exergue le fait que l’on est responsable de nous-mêmes, que c’est nous-mêmes qui faisons notre vie et que les autres font que de nous aider et de nous donner des conseils. Si nous ne sommes pas organisés, si nous ne savons pas où aller, nous ne pouvons être que perdus. Il faut bien se connaître soi-même, puis oser, la peur étant toujours très mauvaise conseillère. Ce bilan de compétences, je ne vais pas le laisser dormir dans le classeur rouge, je vais continuer à le faire vivre, je vais le compléter, afin de toujours mieux affiner qui je suis, ce que je sais faire, ce qui me permettra de toujours mieux savoir vers quoi je peux aller. |